Le staff de la Zac Gare est constitué
L’architecte conseil du nouveau secteur gare est choisi. S’ouvre une phase de réflexion globale — avant les premiers chantiers fin 2010. C’est une étape importante : le jury a retenu l’architecte David Mangin, du cabinet parisien Seura comme urbaniste-conseil du projet de nouveau quartier gare. Le cabinet Seura, Grand prix de l’urbanisme 2008, jouit d’une notoriété internationale. David Mangin est considéré dans les milieux de l’urbanisme comme une pointure.
Au-delà de la Zac
Une Zac (Zone d’aménagement concerté) existe déjà. La réflexion portera sur une surface de 23 hectares (y compris les emprises SNCF) d’un potentiel de 40 000 m² de surfaces constructibles de part et d’autre de la gare. « Compte tenu de sa situation stratégique, les effets du développement de ce quartier se feront sentir bien au-delà du périmètre initial de la Zac et feront eux aussi l’objet d’études appropriées… », précise la Serm (Société d’équipement de la région mulhousienne) — chargée par les différents partenaires, Ville, Camsa et SNCF en particulier, de piloter l’opération.Ce projet gare revêt pour l’agglomération mulhousienne tout entière une importance décisive : un TGV déjà en service (Est) un second à venir pour 2011 (Rhin-Rhône).
Mulhouse compte mettre en avant aux yeux des investisseurs cet impact « double TGV ». Raison pour laquelle la réflexion portera, plus largement, sur un secteur situé dans un rayon de 800 mètres autour du "cœur nucléaire" que constituera la Zac elle-même.Cette dernière occupera des terrains SNCF dont la gare n’a plus besoin. Il va donc falloir en un premier temps démolir des bâtiments et des voies ferrées. Le périmètre d’une Zac comporte des limites précises. Il est clair toutefois qu’une réflexion urbanistique cohérente ne saurait se cantonner à ces limites. Elle ira forcément au-delà, cherchant à homogénéiser et à raccrocher au centre-ville le secteur tout entier.
Un centre d’affaires et de services
Une Zac pour faire quoi ? A priori, le logement en est exclu. L’idée est de créer progressivement, en plusieurs tranches, un pôle tertiaire : centre d’affaires et de services aux entreprises proposant bureautique et salles de réunion, bureaux de centre-ville, hôtellerie, commerces.Compte tenu de la quantité de travail — et de la qualité qu’on en attend — il faudra bien six mois pour arriver à ficeler un projet détaillé. Ce dernier pourrait être validé à la fin de l’année par les décideurs. Voilà qui porterait au second semestre 2010, dans une hypothèse favorable, le lancement des premiers travaux. La Serm a déjà noué des premiers contacts avec d’éventuels investisseurs.On attend le TGV Rhin-Rhône pour 2011. Il ne serait pas plus mal qu’à ce moment-là soient réalisés et le parking en silo de 500 places prévu près de la gare et la partie souterraine de la voie Sud — même si elle ne relève pas de la Zac.
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Stéphane Samacoïtz
© L'alsace, Dimanche le 25 Janvier 2009
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